Comment éduquer ? Quelques notions pour s’intéresser à l’éducation.

Cet article a pour but de donner des pistes de recherches et d’approfondissement sur les choses à réfléchir pour administrer une éducation. Nous allons donc parler de posture, de fonction et de relation éducative ainsi que de méthode comme le « faire avec » et la « juste distance ». L’éducation étant un processus complexe, il est important d’avoir en tête un certain nombre de notions et de concepts afin d’être le mieux équipé possible, que l’on soit éducateur, parent, prof, ou même animateur. Quiconque interagit avec un enfant, un adolescent ou même avec un adulte, participe de près ou de loin à une certaine forme d’éducation. Essayons de rendre tout cela plus clair. L’article sera mis à jour à mesure que j’aurai de nouvelles connaissances à mettre en avant dans tout ce qui est abordé ici.

Postures et fonctions éducatives.

Comment définir les fonctions et les postures ? D’abord la posture est une attitude que l’on adopte, physiquement et psychologiquement. C’est une manière de se tenir dans l’espace et dans la symbolique. Par exemple, lorsqu’une personne nous provoque et que nous montons le ton, que l’on augmente le volume de notre voix, que l’on se rapproche physiquement pour être à quelque centimètres du visage de l’autre, on peut considérer que l’on adopte une posture agressive, de domination, autant de termes qui permettront de définir une certaine intention (qu’elle soit souhaitée ou non, consciente ou non).

La raison pour laquelle on adopte une certaine posture est nommée fonction (à quoi sert cette posture). Ainsi, si mon agressivité me permet de me défendre, on pourrait parler de fonction défensive (défense qui s’exécute donc par une certaine forme de violence mais dont le but est bel et bien de défendre). Comme le dit Xavier Bouchereau, « sans fonction, la posture professionnelle [ici celle de l’éducateur] est vidée de sa substance, elle n’est plus que gesticulation, bavardage, représentation, artifice et faux-semblant : le professionnel fait comme si.» Pour que l’on puisse parler de posture, il faut donc adopter une attitude qui sert à incarner une certaine fonction. Une posture éducative est donc une posture qui sert à éduquer, mais qu’est-ce qu’éduquer ? Vaste question à laquelle je vais essayer le plus humblement possible de répondre.

Lorsque l’on parle d’éducation, on pense aux termes abstraits mais tout autant chargés de représentations venant de notre culture comme la liberté, la vie, l’amour, etc. Eduquer peut évoquer l’instruction à certain, comme à l’école de la maternelle jusqu’aux plus grandes universités, d’autres imaginent une mère embrassant son enfant et prenant le plus grand soin de lui, d’autres encore imaginent les gifles qu’ils ont pris. M’est avis que l’éducation est l’ensemble de cela, puisqu’il me paraît important d’instruire afin d’éduquer, mais que des erreurs sont commises et qu’une certaine bienveillance est malgré tout nécessaire pour mener à bien l’éducation de nos enfants.

L’éducation ce n’est pas que donner le gîte et le couvert, ce n’est pas non plus simplement offrir la meilleure instruction possible, ce n’est pas non plus uniquement user de coercition afin d’obtenir un comportement souhaité. L’ensemble de ces choses constitue une certaine éducation, et le résultat obtenu n’est pas la seule chose qui a de l’importance, l’intention compte pour beaucoup aux yeux des personnes éduquées.

Pour le Marquis de Condorcet, l’instruction doit viser « le développement de la raison de l’individu, le déploiement progressif de la perfectibilité de l’humanité et doit fonder l’égalité politique des citoyens ; mais elle ne peut tenir ses promesses qu’à la condition de se fonder sur la raison, de s’en tenir à l’enseignement et à la propagation des vérités de faits et de calcul, de connaissances établies et fondées, justement, en raison.2 »

En effet, pour lui « tant qu’il y aura des hommes qui n’obéiront pas à leur raison seule, qui recevront leur opinion d’une raison étrangère, en vain toutes les chaînes auraient été brisées. Le genre humain resterait partagé en deux classes, celles des hommes qui raisonnent et celle des hommes qui croient, celle des maîtres et des esclaves.3 »

C’est je pense dans l’instruction que l’on « élève » vraiment un enfant, et par l’éducation que l’on inculque les valeurs, dans la vie au quotidien au sein de la famille et du cercle social proche que sont les amis et par extension le milieu scolaire aujourd’hui. Car l’école est ce qu’elle est, mais elle permet tout de même de rencontrer des gens durant des années, de faire des expériences, de subir l’injustice mais aussi de construire son identité et de s’opposer aux autres.

En bref, nous pouvons résumer que l’éducation serait l’ensemble de l’instruction, de la proximité émotionnelle avec la personne éduquée, mais aussi la violence de la réalité. C’est donc quelque chose qui nous échappe nécessairement en partie et dans les différents aspects de la vie de l’enfant.

Il est possible d’approfondir avec le livre de Xavier Bouchereau, La posture éducative. De plus, je vais réaliser des articles pour certaines fonctions éducatives ce qui permettra, en plus de connaître différentes postures possibles, de mieux comprendre le sens et l’intérêt d’adopter une ou des postures dans le cadre de l’éducation.

Liste des fonctions :

Penser la relation éducative.

De même que pour la posture, il nous faut définir ici la relation pour mieux la comprendre au travers du prisme de l’éducation. La relation est ce qui relie deux personnes, que cela soit une relation d’amour, d’amitié, que l’on ne parle que de lien familial ou professionnel ou bien qu’elle soit ambiguë. Philippe Gaberan conclut ainsi dans son livre La relation éducative : « La finalité de la relation éducative n’est pas de normaliser la personne, de la guérir ou de réparer un préjudice. Elle est de l’aider à devenir actrice de sa vie en favorisant le passage du vivre à l’exister. […] « vivre », c’est être là sans l’avoir voulu, c’est subir le temps qui passe ou bien encore ne pas parvenir à donner un sens à sa vie de sorte à la maintenir dans l’absurde ou à la laisser dériver vers la folie. En revanche, « exister », c’est accéder à la possibilité de faire des choix, c’est se construire une histoire, c’est appartenir à soi-même et au monde. Or, si ce passage du vivre à l’exister ne peut se faire sans la volonté propre de l’individu, celle-ci ne suffit pas. Il faut une aide extérieure qui soit celle d’un adulte éducateur.4 »

Je ne suis pas complètement d’accord avec Philippe Gaberan sur certains points, notamment sur la non-volonté de normaliser, de guérir ou de réparer un préjudice. En même temps, je suis d’accord quand il s’agit d’aider l’autre à devenir acteur de sa vie (ce que j’appellerai personnellement « responsabiliser » l’autre). Pourquoi ? Parce qu’il y a une réalité souvent oubliée dans le travail social tel qu’il est exercé en France, l’intérêt et le droit de regard de la société dans tout ça. Il ne s’agit pas seulement, dans l’éducation spécialisée, d’aider l’autre à acquérir son plein potentiel sans trop se soucier du regard des autres ou des conséquences de nos comportements sur ces personnes.

Le regard des autres est important, c’est d’ailleurs un effort sociétal que de financer l’éducation spécialisée afin de réparer certains dégâts causés au sein de la société par des individus ou par la société elle-même. A plusieurs égards le travail d’éducateur pourrait être comparé à un « bullshit job » tel que défini par David Graeber, que je classerai dans la catégorie des « rafistoleurs ».

Graeber les décrit comme ceci : « Les rafistoleurs sont ceux dont le job n’a d’autre raison d’être que les pépins ou anomalies qui enrayent une organisation – en somme, ils sont là pour régler des problèmes qui ne devraient pas exister.5 »

Le meilleur exemple à ma disposition pour illustrer cela vient du même livre, au travers du témoignage de Candi : « Un exemple : il y a peu, je me suis dit que j’aimerais bien devenir famille d’accueil pour un enfant. Je suis allée regarder les conditions et les avantages associés. C’est pas mal du tout : on vous donne un appartement en HLM plus 250 livres par semaine pour tous les frais. Brusquement, j’ai réalisé un truc : ça fait 13 000 livres par an, plus un appartement, pour un seul gamin. A tous les coups, ce sont des ressources dont ses parents ne disposent pas. Mais si on leur avait donnés à eux directement, cela leur aurait peut-être évité quantité d’autres problèmes, et le gosse n’aurait jamais eu à être placé en famille d’accueil.6 »

Bien entendu, il n’y a pas que la dimension financière qui pèse dans la décision de placer un enfant (en tout cas en France), mais il faut reconnaître que cette réflexion a de quoi remettre dans le contexte le métier de l’éducateur, la société n’aurait-elle pas à gagner en distribuant différemment les ressources ? Vaste débat.

Je digresse, mais la vision que l’éducateur peut avoir de son travail a nécessairement un impact sur sa manière d’exercer et d’entrer en relation, cela me paraît être mon cas. Mon idéal est qu’il n’y ait plus besoin d’éducateurs pour régler des problèmes, ce serait alors à mes yeux le signe que la société se porte mieux. C’est dans cet esprit que devrait, à mon sens, s’exercer la relation éducative, permettre à l’autre de ne plus avoir besoin de nous afin qu’il puisse être autonome, indépendant et le plus heureux possible.

Il est possible d’approfondir avec le livre de Philippe Gaberan, La relation éducative, ou encore avec celui de Pascal Le Rest, Construire la relation éducative.

L’importance de « faire avec ».

On peut, et on doit, légitimement se poser la question de comment rendre plus autonome, indépendant et heureux. Une des façons possible de réaliser cela est de « faire avec », c’est-à-dire impliquer la personne éduquée dans son éducation. Le but est de la responsabiliser afin que la personne puisse vivre sans être constamment chaperonnée. C’est donc dans une optique d’émancipation que l’on va chercher à mener l’autre à se débrouiller seul, non pas parce qu’on n’a pas envie de l’aider ou qu’elle nous prend trop de temps, mais plutôt, de manière plus pragmatique, parce qu’on ne sera pas toujours là pour l’aider.

Le but n’est donc pas de troquer une dépendance contre une autre mais bien de transmettre les outils et les connaissances ainsi que les habitudes afin que la personne que l’on accompagne puisse un jour commencer à envisager un quotidien où elle n’a plus besoin de nous. Entendons-nous sur le terme de besoin, je parle essentiellement de besoin lié au bon fonctionnement de tout citoyen dans notre société, ce qui peut varier d’une personne à l’autre. Et c’est cette variation, qui ne fait que mettre en avant la singularité de l’individu, qu’il faudra absolument prendre en compte afin de savoir sur quoi travailler.

Certains ont besoin d’une meilleure estime de soi et de confiance au quotidien, d’autres ont besoin de réguler leurs émotions de manière plus adaptée, d’autres encore ont besoin de lien social et de partage, etc. Bien entendu, il n’y a rarement qu’un seul et unique besoin, et chacun des besoins peut en impliquer d’autres, c’est toujours complexe.

Cependant, il appartient à l’éducateur de repérer là où il faut intervenir en priorité, et cela ne peut se faire qu’avec la personne. Qui d’autre qu’elle peut nous exprimer (volontairement ou non) ce qui ne va pas, et ce dont elle a envie et besoin pour continuer à vivre de la meilleure manière qui soit ? « Faire avec », c’est donc littéralement partager des moments avec la personne, des moments en apparence banals. Manger ensemble, faire une activité physique ou culturelle ensemble, discuter de choses et d’autres, alimenter la relation (qui se veut ici éducative mais qui peut donner des apparences de relations amicales ou filiales), en somme. Car c’est bien en faisant avec l’autre que l’on apprend le mieux à le connaître, que l’on alimente la relation et que l’on peut adapter ses postures. Cela parait intuitif et peut-être un peu bête, mais c’est en passant du temps avec l’autre qu’on apprend à le connaître, et c’est cela, entre autre, qui nous permettra de l’accompagner au mieux.

Cette proximité qu’il faut cultiver et exploiter afin d’apporter des réponses et des outils à l’individu est à double tranchant, car cela implique une proximité émotionnelle autant pour la personne que pour nous. Bien sûr, c’est dans la relation éducative entre un éducateur et quelqu’un d’autre que le tranchant est le plus préoccupant, puisqu’a priori être proche de son propre enfant ne devrait pas constituer un problème.

Il sera possible d’approfondir comment « faire avec » au travers de divers articles sur les fonctions éducatives, notamment celles d’écoute et d’étayage. En effet, faire avec peut se voir du point de vue de l’éducateur comme faisant avec l’enfant, mais les enfants peuvent s’entraider sans forcément avoir besoin de la présence d’un adulte. Les notions d’étayage7 et de zone proximale de développement8 seront donc intéressantes pour voir quels sont les mécanismes sous-jacents à l’apprentissage des enfants.

La « juste » distance.

La distance dont il est question ici est autant physique que psychologique. En effet, en fonction de l’individu que l’on cherche à éduquer, il existe une multitude de caractéristiques nous indiquant quelle distance nous pouvons définir. Ainsi, lorsqu’un enfant pleure, le connaître un minimum nous permet de savoir plus ou moins s’il serait calmé par un câlin, par une parole, par les deux à la fois ou par aucun des deux. La distance parle aussi de l’implication avec laquelle on peut se positionner professionnellement, répondrions-nous au téléphone à 23 heures ? Laisserions-nous de côté une autre personne pour celui qui nous sollicite ? Serions-nous capable de passer le relai à un autre professionnel ?

Par exemple, au sein des foyers il n’est pas rare de travailler avec des enfants qui peuvent avoir du mal à s’endormir le soir. Comment les y aider ? La distance que l’on aura choisi d’adopter définira en grande partie notre posture et la relation éducative qui en découlera. Est-ce que je pars lorsque c’est l’heure alors que le jeune semble en souffrance et a encore besoin de temps ? Est-ce que je lui explique que l’heure c’est l’heure ou bien est-ce que je lui donne une excuse bidon pour pouvoir partir à l’heure indiquée dans mon planning ?

La « juste distance » a beaucoup à voir avec l’éthique professionnelle, mais aussi l’éthique de tout un chacun en tant qu’individu. Je ferai sans doute un article sur cette éthique et sur l’éthique en général, en attendant gardons en tête à chaque fois que nous faisons quelque chose que cette chose a des conséquences, bonnes, mauvaises, neutres, et que ne pas y réfléchir serait dommageable.

Qu’en dit la bonne vieille science ? Quelle serait la distance idéale ? Il existe de nombreuses études sur le toucher et ses effets, dans un grand nombre de contexte : mère-enfant, entre amis, entre amant, entre un praticien et son patient, etc. Il existe une superbe synthèse matérialisée dans le livre de David Linden, Touch : The Science of the Sense that Makes Us Human9. On peut y lire ceci : « Pourquoi répondons-nous si naturellement à la métaphore linguistique de l’individu chaleureux ? Il est probable que cette métaphore ait des racines biologiques profondes. Nous utilisons souvent des termes familiers venant de nos expériences sensorielles pour organiser des concepts psychologiques abstraits. Dans nos vies individuelles et dans notre histoire évolutionnaire humaine, la sensation physique de chaleur est associée à la sécurité, la confiance, et l’absence de menace, principalement au travers de l’expérience du toucher d’une mère10. »

Ainsi, réduire la distance physique pour toucher psychologiquement l’autre peut être une stratégie éducative intéressante, et nous pouvons constater ici pourquoi il serait absurde de séparer la distance physique de la distance psychologique dans notre approche de l’éducation. Des recherches comme celle de l’expérience de chaleur11 montrent en effet que l’on peut provoquer une sensation de chaleur interpersonnelle en faisant d’abord ressentir une réelle chaleur physique comme par la consommation d’une boisson chaude. Ainsi tout n’est pas perdu pour les phobiques du câlin.

L’éducation, une affaire philosophique qui dépend des critères qu’on lui attribue.

On peut s’en rendre compte aisément, l’éducation n’a pas de définition unique. De ce fait, il est difficile de mettre tout le monde d’accord sur une manière unique et infaillible d’éduquer nos enfants. Il existe bien des bases communes dans les différents esprits sur ce concept, mais on sait qu’en fonction des cultures, de l’époque, ou encore des découvertes scientifiques parfois contradictoires, il n’est pas aisé de définir une politique nationale ou même internationale sur cette question de l’éducation.

C’est pour cela que, d’une certaine manière et malgré l’incertitude que cela génère, le principe du “cas par cas” de l’éducation spécialisée permet d’être au plus près de la réalité de l’éducation. Ce jeu d’essai-erreur, qui peut faire peur car on imagine vite les terribles conséquences à long terme, nous pousse à imaginer des techniques et des façons de faire qui seraient les meilleures manières possibles de faire. Je suis de ces gens qui ont besoin d’une base solide pour démarrer un travail éducatif, mais j’ai pu voir que d’un individu à l’autre, le point de départ n’est pas le même et la perspective du futur est elle aussi différente en fonction des individus.

D’après moi, le meilleur moyen de faire avec toute cette difficulté, c’est d’avoir suffisamment de connaissances, autant sur les théories scientifiques relatives à l’éducation que de connaissance sur soi-même et ses propres limites. En effet, on ne peut se contenter de connaître uniquement la problématique du handicap physique, ou du handicap social. Il est important de balayer large avec son regard et d’accepter la difficulté rencontrée. Ce sont les critères que l’on a qui vont définir une certaine orientation. La personne a-t-elle besoin d’être aidée sur son parcours professionnel ? Sur ses relations affectives ? Veut-elle seulement être intégrée dans la société ?


[1] BOUCHEREAU Xavier, La posture éducative, érès, Toulouse, 1ère édition 2017, 2020, p. 22.

[2] BAILLARGEON Normand, L’éducation, Flammarion, Paris, 2011, p. 194-195

[3] Référence compliquée à trouver, le mieux que je puisse partager est ceci

[4] GABERAN Philippe, La relation éducative, érès, Toulouse, 1ère édition 2003, 2020, p. 154.

[5] GRAEBER David, Bullshit Jobs, Editions Les Liens qui Libèrent, 2019, p. 85.

[6] Ibid p. 422.

[7] VAN DE POL, Janneke, VOLMAN, Monique, et BEISHUIZEN, Jos. Scaffolding in teacher–student interaction: A decade of research. Educational psychology review, 2010, vol. 22, no 3, p. 271-296. ;

BELLAND, Brian R., KIM, ChanMin, et HANNAFIN, Michael J. A framework for designing scaffolds that improve motivation and cognition. Educational psychologist, 2013, vol. 48, no 4, p. 243-270. ;

[8] VERENIKINA, Irina. Vygotsky in twenty-first-century research. In : EdMedia+ Innovate Learning. Association for the Advancement of Computing in Education (AACE), 2010. p. 16-25.

[9] LINDEN, David J. Touch: The science of the hand, heart, and mind. Penguin Books, 2016.

[10] FELDMAN Ruth, Maternal touch and the developing infant, in M. J. Hertenstein and S. J. Weiss, eds., The Handbook of Touch (New York: Springer, 2011), 373–407.

[11] WILLIAMS, Lawrence E. et BARGH, John A. Experiencing physical warmth promotes interpersonal warmth. Science, 2008, vol. 322, no 5901, p. 606-607.

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