L’école, au service de l’enfant ou de la projection que l’on s’en fait ?

Le mal qui est dans le monde vient presque toujours de l’ignorance, et la bonne volonté peut faire autant de dégâts que la méchanceté, si elle n’est pas éclairée.

Albert Camus, la Peste.

L’existence de chacun est régie par les interactions qu’il a avec ses semblables, la famille, les amis, les camarades de classe, les instituteurs. Cela comporte son lot de stress et de joie, mais cela constitue surtout un aspect essentiel de notre espèce, ce sans quoi il nous est quasiment impossible de vivre, physiquement parlant. Nos parents, naturellement et inconsciemment, vont participer à notre entrée dans la société, et nous les prenons comme modèles jusqu’à entrer à l’école. Il est possible de prendre nos oncles, nos tantes, n’importe quelle personne proche de nous comme modèle, mais nous parlerons des parents afin de rester le plus simple possible. John Bowlby a voulu éclaircir avec Mary Ainsworth ce mécanisme par sa théorie de l’attachement1.

La littérature scientifique vient étayer l’importance de la relation de l’enfant avec des figures d’attachement, et il est établi qu’il est possible pour les enfants de créer un lien aussi solide avec la mère2 qu’avec le père3, n’en déplaise à ceux qui pensent encore que la fonction parentale dépend obligatoirement du sexe de celui qui la détient.

Ici, dans la relation parent-enfant, l’ocytocine va jouer un rôle important. C’est une hormone qui participe grandement à la création des relations entre individus4. Il est d’ailleurs important de savoir que cette hormone est relâchée dans le flux sanguin de l’humain lorsqu’il regarde son chien, et que celui-ci regarde plus longtemps l’humain lorsqu’on la lui administre5. Il est donc question ici de relation au sens large, non pas uniquement entre un enfant et sa mère ou une femme et son mari. Cette hormone va nous être utile dès la petite enfance pour gérer notre stress, et nous allons apprendre petit à petit à réagir aux frustrations, à la peur, à l’échec…

Avant la puberté, les parents peuvent efficacement bloquer le cortisol, l’hormone du stress, de leur enfant, grâce à l’ocytocine6. Les interactions positives permettent de fabriquer cette dernière et donc de réduire le stress7, et ce quel que soit le sexe8. Il ne fait donc plus aucun doute que cette hormone joue un rôle majeur dans la réponse de tout un chacun au stress9, et que notre bon développement durant l’enfance en dépend. Le soutien de notre famille, de nos amis, de ceux que l’on apprécie et qui nous apprécient, va nous aider dans l’apprentissage de la gestion du stress quotidien et des évènements majeurs qui surviennent normalement dans la vie de tout un chacun.

Ce stress n’arrive cependant pas tout seul comme par magie, et le sens que l’on place derrière les évènements de la vie, notre tempérament, notre situation sociale, dépendra en partie de l’angle de vue que l’on a sur le monde.

Ce qui sera conscient dans une certaine limite de la part des parents, ce sera cette manière qu’ils auront choisie de nous faire entrer dans la société. Nous inculquer certaines valeurs comme ne pas mentir et prêter ses jouets, ou encore nous apporter un certain régime alimentaire afin d’identifier plus facilement notre groupe d’appartenance et les autres groupes, nous et les autres. Une morale qui nous semblera devoir être universelle, un angle de vue sur le monde qui nous paraîtra le seul souhaitable, une manière de s’habiller, de parler, et ainsi de suite jusque dans les moindres détails de notre vie. Il paraît normal qu’un parent veuille que son enfant lui ressemble, qu’il soit en quelque sorte l’héritage qu’il laisse derrière lui. Il semble donc logique que, partant de là, on ait une façon bien précise d’éduquer, en accord avec ce que l’on est nous-même. Tout ceci appuyé par l’ocytocine au travers des interactions positives qui vont combattre le stress du quotidien et renforcer notre appréciation des « récompenses sociales », ces sourires qui nous valorisent, ces paroles qui nous rassurent et tous ces petits (ou grands) gestes du quotidien qui accompagnent l’enfant dans son bon développement. Il n’est peut-être pas inutile de rappeler que cela ne se passe pas ainsi dans toutes les familles, malheureusement.

Pour l’enfant, cela prend du temps de simplement commencer à comprendre que les autres aussi ont des pensées, que l’on n’est pas l’unique être au monde à être ce que l’on est. Il faut attendre qu’il ait entre trois et quatre ans quand tout se passe bien, pour entrer dans ce qu’on appelle la théorie de l’esprit10. Lorsqu’on a passé ce stade de notre développement, on comprend que le concept de parent, comme bien d’autres concepts, s’applique à tous les enfants, ou presque. Nous ne sommes pas seuls à avoir des parents, et les autres peuvent être différents au point de nous faire nous dire : « pourquoi n’est-il pas comme moi ? »

Ce n’est pas pour autant que l’on comprend pourquoi les autres pensent, ou pourquoi ils ne pensent pas aux mêmes choses que nous, ou, plus extraordinaire encore, à la même chose que nous. C’est en tout cas un début pour ce qui est de l’empathie et de la sympathie11. Ensuite, on sait qu’avoir une douleur, physique ou mentale quelle qu’elle soit est désagréable, et lorsque l’on voit une autre personne avec une attitude, un faciès, nous laissant penser qu’elle subit ce que l’on a déjà pu subir par le passé, on sait ce que c’est, d’une certaine manière12. On peut souhaiter à un ami de ressentir le même plaisir que nous avons ressenti, ou encore souhaiter du malheur à une personne que nous n’aimons pas, par simple plaisir de le voir souffrir, une sorte de « joie maligne » justifiée ou non, peu importe13.

En d’autres mots, l’enfant va devoir commencer à interpréter ce qui se passe dans la tête des gens lorsqu’ils font ce qu’ils font, que les actes soient perçus comme négatifs ou positifs. Mais il lui faudra aussi comprendre le contexte dans lequel l’évènement survient. Pour cela, il faut avoir une certaine maîtrise de son stress, avoir une certaine connaissance de la culture et des normes sociales et donc, de fait, avoir un entourage présent et impliqué dans le développement de l’enfant, ce qui, une fois de plus, n’est pas donné à tout le monde.

C’est ainsi qu’on en vient à parler de notre ânon. Prenons un exemple.

Une fois, parmi des dizaines voire des centaines de fois durant sa scolarité, il lui a fallu, lorsqu’il était au cours élémentaire, aller au tableau afin de réciter un poème ou quelque chose comme ça, rien de très intéressant ni de très instructif pour un ânon de huit ans en tout cas. Par manque de chance, son nom lui a valu chaque fois de passer en premier, puisque l’ordre alphabétique était la manière qu’avait les institutrices d’organiser ce chaos qu’est le monde. Et comme à chaque fois, c’était la même sensation. Il n’avait vu personne partir avant lui en éclaireur et le rassurer. C’était lui l’éclaireur, en quelque sorte.

Il prenait toujours un temps assez long avant de se lever et se diriger vers le tableau, et plus il avançait plus il sentait cette sensation déplaisante grandir en lui. Il ne savait pas si ça se voyait de l’extérieur, et si ça intéressait quiconque, mais il faisait tout pour rester infaillible devant l’assemblée qui se divisait en plusieurs catégories de personnes : ceux qui se moquaient ; ceux qui compatissaient ; ceux qui s’en moquaient et qu’il préférait de loin aux autres.

Il se trouve que ce qu’il expérimentait alors, c’était le stress dont nous avons déjà commencé à parler14. Cette situation perturbait son équilibre psychologique et physique15, rendant sa bouche sèche, sa vision floue, son corps transpirant, son cœur se mettait à battre plus vite. Son corps étant en réaction à cet évènement, sa croissance, la réparation de ses muscles et tout un tas d’autres choses étaient reportées à plus tard. (Il se trouve que la biologie de cet ânon est semblable à celle d’enfants humains tout à fait normaux).

Cette horrible situation qu’il vivait alors déclenchait en lui la réponse du fight or flight, se battre ou fuir, pour reprendre la formule de Walter Cannon. Ici il ne pouvait faire ni l’un ni l’autre, ne lui laissant pour seule option que de se paralyser de peur, le troisième « f », fear. Ressentir un stress intense peut être très utile à un ânon, voir vital, lorsqu’il est dans une forêt face à un loup, puisqu’il lui permettra de réagir afin de survivre et ne durera qu’un temps. Il n’est cependant d’aucune aide dans une salle de classe, encore moins quand il est quasi-quotidien et que l’adulte présent est tout le contraire de la figure d’attachement qu’est notre aimable grand-mère dont le seul but dans la vie est de s’occuper du bien-être de notre estomac.

Il paraît important de se demander pourquoi quelque chose d’aussi anodin peut nous mettre dans un tel état. Nous avons une capacité intéressante qui est de mettre du sens derrière des actes, des objets, des contextes précis. Nous avons accès à un monde symbolique que David Sloan Wilson appelle « symbotype »16. Ce monde symbolique abrite notre culture, la morale, le sens des mots et de l’art. Il est ce dans quoi on puise afin de trouver des explications et nous le transmettons avec beaucoup de précaution à nos enfants, souvent inconsciemment comme expliqué plus haut. Certains psychanalystes s’en servent pour interpréter des rêves. Des cultures mettent en place des rites initiatiques, des rituels, chargés de symboles et de sens profonds pour les gens pratiquant ceux-ci afin de célébrer la puberté, les mariages, d’honorer les morts, etc.

Ce que l’ânon se disait du haut de son âge, c’était qu’il n’y comprenait rien. Pourquoi devait-il apprendre par cœur une poésie, être noté, grondé ou félicité ? Il n’y trouvait aucun sens et aucun intérêt, ni pour lui ni pour les autres d’ailleurs. Et il n’en trouve toujours pas aujourd’hui à ce qu’il paraît. Le fait d’avoir une mauvaise mémoire ne l’a pas aidé, ou bien est-ce ce stress quotidien qui l’a empêché de développer une mémoire que nous jugerions correcte17 ? Nous n’aurons jamais la réponse bien que nous puissions avoir notre idée sur la question.

Quoi qu’il en soit, certaines choses n’ont de sens que pour quelques personnes, et beaucoup de gens se contentent d’appliquer à la lettre ce qu’on leur dit d’appliquer. C’est assez navrant, on retrouve ce genre de comportement autant chez des instituteurs que chez des fonctionnaires de police ou encore chez un PNJ mal codé dans un jeu vidéo, qui court contre un mur.

Une bonne image de notre symbotype, serait d’imaginer ce que représente l’obtention du baccalauréat. Pour certains, ne pas l’avoir veut dire être voué à un avenir de SDF. Pour d’autres ce n’est rien, il suffit de recommencer et persévérer. D’autres s’en moquent et se contentent de continuer à vivre sans ce diplôme. On peut même aller plus loin, considérer les notes du baccalauréat, voire même les appréciations afin de les comparer avec celles de notre frère ou de notre sœur, dans l’unique but de satisfaire un besoin presque vital d’être meilleur aux yeux des parents. C’est cela le symbotype, un même évènement perçu différemment en fonction d’où l’on vient, comment nous avons été éduqués et amenés dans la société.

Toujours au cours élémentaire, il n’a bien sûr pas pu passer à côté des mathématiques, le cours de fitness pour cerveau. Il y était bon jusqu’à devoir, une fois de plus, apprendre par cœur. Vous avez sûrement du passer par là, apprendre les tables de multiplication par cœur, les recracher et avoir vingt sur vingt. L’ânon en était incapable, comme il était incapable de retenir les jours de la semaine, les mois, les saisons…

Dès que l’exercice était d’apprendre par cœur, sans réfléchir, il en était tout simplement incapable, il n’avait jamais été bon pour ça et ne l’est toujours pas aujourd’hui, paraît-il. Fort heureusement il n’y avait pas de récitation de tables ou d’autres inepties de la sorte, mais il y avait des contrôles et exercices où le temps comptait. Bien entendu, il n’y avait aucun problème de rapidité pour les autres enfants ayant appris par cœur avec minutie, tandis que l’ânon, une fois de plus, se retrouvait dans cette incapacité chronique de donner des réponses.

Sauf que cette fois, être paralysé par la peur ne le sauva pas. Alors qu’il devait faire un exercice de mathématiques où il fallait rapidement écrire des résultats de produits, il n’allait pas assez vite, il réfléchissait trop, il ne connaissait pas ses tables par cœur. La réponse de l’instituteur fut sans appel. Il était mauvais, nul, bon à rien, tout ceci hurlé et saupoudré de postillons. Il lui a tiré les oreilles violemment, c’est en tout cas comme ça que notre ânon l’a vécu et s’en rappelle aujourd’hui. L’instituteur pensait sans doute bien faire. Après tout, son travail était de lui inculquer les mathématiques d’une manière ou d’une autre, que pouvait-il faire d’autre si son élève n’y mettait pas du sien ? La violence symbolique, la honte, était renforcée par la violence physique bien réelle et encore plus incapacitante. Mais une question tout de même lui traversa l’esprit : « Pourquoi me déteste-t-il autant ? » L’instituteur détestait-il notre ânon ?

L’ânon ne trouva rien à redire à la sanction physique et ne réagit même pas à la rotation brûlante de ses grandes oreilles, ce qui énerva l’instituteur encore plus, qui s’attendait peut-être à trouver un bouton magique en tournant l’oreille de ses doigts calleux. Et plus celui-ci criait, plus l’ânon s’enfermait dans une sorte de bulle le protégeant du monde extérieur. Le cercle vicieux s’était mis en place et aucun des deux ne semblait être prêt à faire un pas vers l’autre.

Comment l’ânon pouvait-il comprendre ce qui se passait dans la tête de son instituteur à ce moment précis ? C’est assez compliqué. A vrai dire, j’ai tendance à penser que l’on comprend mal. L’ânon était sûr d’être en tort et de mériter en quelque sorte le courroux de l’instituteur. Il n’a même pas cherché à en parler avec ses parents, persuadé qu’ils lui auraient dit que c’était normal, peut-être même que c’était bien fait. Il avait donc honte et était persuadé que c’était bien lui le problème. Nous retrouvons ici l’idée de la représentation qu’on se fait du monde, à tort ou à raison, le symbotype qui nous est propre.

En fait, il n’avait pas vraiment honte, c’est un raccourci sémantique. Le mot représentant ce qu’il ressentait vraiment est la culpabilité, du moins le sentiment de celle-ci. La honte vient de l’extérieur tandis que la culpabilité vient de l’intérieur et c’était apparemment là le cas (on peut d’ailleurs comparer ceci au stress et à l’anxiété, le premier venant de l’extérieur tandis que la deuxième vient de l’intérieur). Il n’y avait sans aucun doute un mélange des deux à certains moments, mais le souvenir le plus vif qu’il en a aujourd’hui est bien ce sentiment de culpabilité de ne pas être à la hauteur. Il se trouve cependant que ces deux sentiments sont liés au niveau culturel. La honte peut être utilisée afin de renforcer la coopération dans un groupe18 et la culpabilité pousse au désir de réparer les erreurs et les torts que l’on a causés19. On se prive rarement d’utiliser ces sentiments afin d’orienter nos enfants dans la direction morale que l’on juge la meilleure pour eux (et pour nous).

Mais il n’était nullement question de coopération à l’école où il était, une manière très individualiste de grandir était la norme, du moins c’était ce qu’il ressentait de son point de vue d’ânon. Une compétition de tous les instants ou presque. Il n’était pas non plus possible de réparer quoi que ce soit, puisqu’en soit, il ne faisait de tort à personne, ou bien était-ce à la fierté de l’instituteur qu’il faisait du tort, frustré de ne pas voir tout le monde réussir ? Il est possible que celui-ci se soit senti responsable, voire coupable de l’incapacité de notre ânon à briller dans ce qu’on lui demandait de lui faire faire.

Cela devait engendrer du stress chez lui qui se manifestait en colère, une sorte de « fight », et qui déclenchait chez l’ânon une situation de stress où il ne pouvait rien faire, une sorte de « fear », provoquant le cercle vicieux impossible à briser dont je parlais plus tôt.

Cela pose donc un problème peut-être moins évident de nos jours, la violence à l’école, de la part des adultes en particulier. Une violence qui se manifeste physiquement ou symboliquement. Je ne saurais pas dire laquelle est pire, mais je suis catégorique sur le fait que les deux ne sont en aucun cas souhaitables.

Il se trouve que le problème de la violence à l’école, de la relation entre les enfants et les instituteurs ou professeurs, ne date pas d’hier. De nombreuses études ont démontré les effets destructeurs du stress à long terme provoqué par la violence quelle que soit sa forme, ainsi que de l’anxiété, et il nous est désormais possible de prendre ces connaissances en compte afin d’aborder le thème de l’éducation avec une approche bienveillante et plus efficace. La pédagogie que l’on adopte devrait être, assez logiquement, une pédagogie qui favorise la scolarité de l’enfant, comme son bien-être général et son inclusion dans la société. C’est en tout cas ces critères-là qui me semblent primordiaux.

Il me semble perdu d’avance de trouver une pédagogie toute faite comme celles de Montessori ou de Freinet, ou encore de Steiner-Waldorf, qui peuvent s’avérer couteuses et élitistes sans pour autant garantir des résultats particuliers par rapport à l’école « classique »20. Mais il existe aussi la programmation neuro-linguistique et d’autres méthodes, avec des noms très sérieux et intelligents mais sans solides bases scientifiques, très en vogue dans les milieux universitaires qui pensent avoir développé un moyen presque révolutionnaire pour accompagner les enfants dans leur apprentissage du monde.

Ces propositions d’accompagnement éducatif sont en quelque sorte une utopie. J’ai tendance à penser, au contraire, que pour donner le meilleur aux enfants il s’agit plutôt d’adapter un savoir-faire, et la science dont on dispose, aux jeunes qui se trouvent en face de nous. Il existe des individus naturellement anxieux, plus doués ou moins doués que la moyenne, des individus plus forts ou plus faibles physiquement et mentalement, etc.

Appliquer une manière unique de faire, comme s’il n’existait qu’une forme de moule pour un seul type d’enfant, et qu’il nous fallait plier l’individu afin qu’il rentre dedans comme tout le monde, coûte que coûte, c’est selon moi gâcher du potentiel et créer un individu qui en plus de ne pas être heureux ni compétent pourra s’avérer être un poids pour la société et pour lui-même.

Fransisco Ferrer avait des airs de précurseur de cette façon de s’adapter : « Notre enseignement n’accepte ni les dogmes ni les usages car ce sont là des formes qui emprisonnent la vitalité mentale (…) Nous ne répandons que des solutions qui ont été démontrées par des faits, des théories ratifiées par la raison, et des vérités confirmées par des preuves certaines. »

Avec nos connaissances sur le mécanisme du stress et sur l’appropriation de la culture, il nous vient naturellement des idées concernant le meilleur accompagnement possible en faveur des enfants. Il est absurde de s’énerver contre un enfant qui ne comprend pas quelque chose, surtout venant de la part d’un « professionnel » de l’éducation.


Sources utilisées :

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[20] « Montessori, une pédagogie et un business ouverts à tous », 13/12/2016 ;

« Pourquoi les écoles Montessori coûtent-elles si cher ? », 15/02/2018

En somme, “Montessori” n’est pas un label ni une appellation protégée. Il existe bien une association internationale qui approuve ou non produits, livres et méthodes délivrées dans les écoles, mais elle n’a pas un poids ni une portée suffisants afin de réguler tout ce qui porte le nom de Maria Montessori. Des dérives sont donc largement possibles et les parents voulant bien faire peuvent se faire arnaquer sur les produits qu’ils achètent voire être confrontés à des écoles ne délivrant pas du tout une éducation de qualité malgré le nom qu’elles portent.

Les enseignants Freinet, “extraterrestres” de la pédagogie“, 20/08/2005

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